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Cannes 2026 : une sélection qui laisse le suspens ouvert



La 79e édition du Festival de Cannes 2026 se tiendra du 12 au 23 mai 2026, dans un climat à la fois cinéphile et politique. Après une édition 2025 marquante, la question est désormais simple : qui succédera à la dernière Palme d’or Un simple accident de Jafar Panahi ? 


Une interrogation d’autant plus ouverte que la sélection de cette année refuse toute évidence, en l'absence notable de grands réalisateurs américains du fait de films souvent encore inachevés quiu devraient se retrouver sur le Lido à Venise en septembre.

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À la tête du jury, un cinéaste au style inimitable : Park Chan-wook. Le réalisateur sud-coréen, figure majeure du cinéma contemporain, s’est imposé avec des œuvres aussi radicales que Oldboy (Grand Prix à Cannes en 2004), Sympathy for Lady Vengeance, Mademoiselle ou plus récemment Decision to Leave (prix de la mise en scène à Cannes) et Aucun autre choix, sorti en février 2026. Un choix qui laisse présager un palmarès sensible à la mise en scène, aux récits troubles et aux propositions formelles audacieuses.


Le délégué général Thierry Frémaux, fidèle à sa ligne éditoriale, a défendu une sélection tournée vers un cinéma d’auteur international, avec une présence américaine réduite. Une situation qui pourrait toutefois évoluer : il a laissé entendre que Paper Tiger de James Gray — cinéaste habitué de la Croisette — pourrait encore rejoindre la compétition dans les prochains jours, redistribuant potentiellement les cartes.


Dans ce contexte, Cannes 2026 apparaît comme une édition de transition… mais aussi d’affirmation, où se croisent grands maîtres et voix contemporaines.


« La Vénus électrique » de Pierre Salvadori sera le film d’ouverture hors compétition avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons.


Le synopsis : Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule...

Sortie le 12 mai 2026

Pierre Salvadori a débuté en 1993 avec Cible émouvante, comédie noire révélant son goût pour les duos décalés avec un Jean Rochefort immense en tueur à gages vieillissant accompagné des très regrettés Guillaume Depardieu et Marie Trintignant. Il s’impose comme un artisan d’une comédie française élégante et mélancolique avec l'excellent Les Apprentis et Comme elle respire. Sa méga patatte revient à fond avec le génial burlesque et policier En liberté !, sporté par avec Adèle Haenel, Pio Marmaï et Audrey Tautou. Après une incursion télévisuelle avec En thérapie, il signe La Petite Bande, film d'enfants assez gentillet.




Les films en compétition pour la Palme d'Or


Minotaure – Andrey Zvyagintsev



Figure majeure du cinéma russe contemporain, Andrey Zvyagintsev a marqué Cannes avec Leviathan (prix du scénario) et Faute d'amour (prix du jury). Son cinéma, austère et implacable, dissèque les failles morales de la société. Son dernier film date de 9 ans, une longue attente et un évènement cinéphile.


Dans Minotaure, un chef d’entreprise pris entre crise conjugale et pression politique voit son monde s’effondrer. Une descente intérieure dans la culpabilité et la violence systémique, très attendue pour sa portée politique.



El ser querido – Rodrigo Sorogoyen



Rodrigo Sorogoyen s’est imposé avec El Reino et As Bestas, où il explore tensions sociales et conflits humains.


Javier Bardem, Victoria Luengo, Marina Foïs composent le casting de son nouveau film.


Un cinéaste retrouve sa fille pour tourner un film, ravivant une relation brisée. Une confrontation intime qui promet une intensité émotionnelle à fleur de peau.






The Man I Love – Ira Sachs



Représentant du cinéma indépendant américain, Ira Sachs s’est distingué avec Love Is Strange et Brooklyn Village.


Dans le New York des années 1980, un artiste vit une fenêtre précieuse entre la maladie et la mort - un moment où la beauté et l'amour restent à portée de main.


Rami Malek, Rebecca Hall, Ebon Moss-Bachrach et Tom Sturridge composent les rôles principaux.





1949 - Fatherland – Pawel Pawlikowski



Oscar du meilleur film étranger pour Ida et prix de la mise en scène à Cannes pour Cold War, le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski est un maître de l’épure visuelle.


Sandra Hüller, figure de la Palme d'Or Anatomie d'une chute, est le rôle principal.


Le film explore la vie de Thomas Mann dans l'Allemagne d'après-guerre, la position de sa famille contre le régime nazi et leur parcours vers l'exil.






Moulin – László Nemes



Révélé avec Le Fils de Saul (Grand Prix du festival de Cannes et Oscar du meilleur film étranger), László Nemes propose un cinéma immersif et sensoriel.


Gilles Lellouche joue Jean Moulin dans ses derniers jours. Jean Moulin parachute en France occupée et unit les résistants sous de Gaulle.


Capturé et torturé par le chef de la Gestapo Klaus Barbie, son silence absolu contribue à la libération de la France





Histoires de la nuit – Léa Mysius


Après Les Cinq Diables, Léa Mysius embauche Hafsia Herzi, Bastien Bouillon et Monica Bellucci. Une fête familiale vire à l’angoisse lorsque des intrus rôdent. Thriller psychologique mêlant secrets et tensions enfouies.


Fjord – Cristian Mungiu



Palme d’or pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Cristian Mungiu excelle dans les dilemmes moraux.


Ici Sebastian Stan sort de nouveau d'Hollywood après The Apprentice il y a deux ans et retrouve Renate Reinsve, la merveilleuse actrice de Julie en 12 chapitres, et Valeur Sentimentale du même Joaquim Trier mais aussi La Convocation sorti l'an dernier et coup de maitre dee Halfdan Ullmann Tøndel, petit-fils du réalisateur suédois Ingmar Bergman.


Le pitch : Une famille roumaine immigrée en Norvège fait l'objet d'une enquête et est confrontée à l'examen du système judiciaire loca autour d’un soupçon de maltraitance sur ses enfants. Un drame tendu et moralement complexe.


Hope – Na Hong-jin



Auteur de The Chaser et The Strangers, Na Hong-jin est maître du thriller horrifique.

Absent depuis 10 ans, c'est son grand retour sur la scène international avec un casting glamour puisqu'il réunit le couple à la ville Alicia Vikander et Michael Fassbender, classe ! La production a duré deux ans tellement le cinéaste est jusque boutiste.


Une mystérieuse découverte est faite aux abords de la ville portuaire isolée. Les habitants se retrouvent dans une lutte désespérée pour leur survie contre quelque chose qu'ils n'ont jamais rencontré auparavant. Un projet ambitieux entre fantastique et tension pure.



Sheep in the Box – Hirokazu Kore-eda



Palme d’or pour Une affaire de famille, Hirokazu Kore-eda explore toujours les liens familiaux avec finesse et ses oeuvres que ce soit Tel père, tel fils, Notre petite soeur, La Vérité, Les bonnes étoiles, L'innocence, ont toute une dignité, une pudeur et une sensibilité désarlante.


Le pitch : Un couple adopte un enfant humanoïde. Une fable futuriste sur l’amour et la filiation.










Garance – Jeanne Herry



Après Pupille, et l'immense succès critique et public de Je verrai toujours vos visages, on attend forcémet Jeanne Herry et son regard humaniste.


Garance est une jeune actrice mais pas une star. Elle gère les choses du mieux qu'elle peut, trouvant du carburant et du réconfort dans l'alcool. Alors qu'elle entreprend un voyage de huit ans plein de changements dans sa vie, elle boit de plus en plus. Jusqu'à ce que la mort semble imminente.


Adèle Exarchopoulos retrouve sa réalisatrice de Je verrai toujours vos visages

aux côtés de la sensible Sara Giraudeau.




L’Inconnue – Arthur Harari



Réalisateur de Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, Arthur Harari s’impose comme une voix singulière d'autant qu'il était co-scénariste de la Palme d'Or Anatomie d'une chute.


Léa Seydoux et Niels Schneider sont les rôles prinbcipaux de ce film de science fiction français où un homme se réveille dans le corps d’une femme.


On espère une réflexion troublante sur l’identité et le regard des autres.







Soudain – Ryūsuke Hamaguchi


Prix du scénario à Cannes pour Drive My Car, Ryūsuke Hamaguchi est un maître du récit introspectif.


Virginie Efira et Tao Okamoto jouent la rencontre entre deux femmes liées par la maladie.


Deux universitaires échangeant des lettres sur le hasard et le risque développent un lien plus profond quand l'une tombe malade, transformant leur correspondance en conversations intimes sur la mortalité.




Coward – Lukas Dhont


Révélé avec Girl (Caméra d’or) et Close (Grand Prix), le belge Lukas Dhont s’impose déjà comme un cinéaste qui compte.


Pierre, un jeune soldat belge, veut faire ses preuves sur le champ de bataille pendant la Première Guerre mondiale.


Derrière les lignes de front, il rencontre Francis, à qui on demande de trouver un moyen de remonter le moral.






Histoires parallèles – Asghar Farhadi


Double Oscar pour Une séparation et Le Client, Asghar Farhadi est un maître des récits moraux avec notamment Un héros, ou Le Passé.


Ici il tourne en France avec casting 5 étoiles réunissant Isabelle Huppert, Vincent Cassel, Pierre Niney, Catherine Deneuve, Virginie Efira, Adam Bessa (Les Fantômes) et India Hair.


Le film suit des histoires entrelacées sur les attentats de Paris en novembre 2015.



Autofiction – Pedro Almodóvar



Figure majeure du cinéma mondial, Pedro Almodóvar a marqué Cannes avec Tout sur ma mère, Volver, La mauvaise éducation, Etreintes brisées, Parle avec elle, La piel que Habito, Douleur et gloire et tant d'autres bijoux.


Autofiction marque son retour en Espagne après son escapade plutôt ratée et frustrante de La chambre d'à côté (2024), Lion d'Or au festival de Venise.


Ici il s'agira d'une tragicomédie se déroulant pendant les fêtes, qui marque son retour à l’espagnol après deux projets en anglais. Ce 24e long-métrage suivra Elsa, une réalisatrice de publicité, qui se réfugie dans le travail à la suite du deuil de sa mère mais dont une crise d'angoisse l'oblige à se poser. Elle décide de prendre des congés à Lanzarote avec son amie, son compagnon restant à Madrid. On retrouvera notamment Bárbara Lennie (La piel que habito), Leonardo Sbaraglia (Douleur et Gloire), Aitana Sánchez-Gijón (Madres paralelas), Victoria Luengo (La Chambre d’à côté) et Milena Smit. Patrick Criado et Quim Gutiérrez complètent également la distribution de ce nouveau film.










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