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The strangers

De: Na Hong Jin



Le sud coréen Na Hong Jin revient donc après ses deux précèdent films qui avaient connu eux aussi le succès critique et public.


"The murderer" et "The Chaser" empruntaient tous les deux la veine du thriller violent autour d’enquêtes sur des meurtres atroces. Ce style cinématographique prisé des cinéastes sud-coréens et toujours de haute volée a été inspiré de ses ainés, Park-Chan Wook (Sympathy for mister Vengeance, Old Boy), Bong Joon-ho (Memories of merder, Mother) ou encore Kim Jee Woon (J'ai rencontré le diable, A Bittersweet Life).


Na Hong Jin nous plonge donc dans un petit village coréen victimes de meurtres sanglants perpétrés par des villageois à l'égard de leurs proches. A chaque fois les meurtriers ont sur la peau une éruption cutanée très vilaine et sont pris de folie. Un sergent un peu gauche va mener l'enquête et s'intéresser à un vieux japonais reclus dans les bois, autour duquel de nombreuses rumeurs fusent.


Na Hong Jin commence sont récit entre scènes comiques, hommage à peine voilé aux films de zombies, ambiance de serial killer et fantastique pur. Mais il ne choisit aucune des voies, préférant laisser le spectateur dans l'interrogation le plus longtemps possible. C'est malin et ceci accentue l'effet du film mais j'ai été un peu surpris par le choix final. Je m'attendais à du thriller bien sombre et ce n'est pas l'option qu'a choisie le réalisateur. Ceci peut donc désarçonner certains spectateurs ou même les décevoir si ils sont habitués aux films sud-coréens précités. Pourtant le long métrage est très réussi une fois qu'on connait l'option scénaristique retenue et s'avère plus sombre encore que ce qu'on aurait pu attendre.


La férocité et la noirceur du déterminisme du film surprennent d'autant plus que l'on a du mal à prendre au sérieux cet anti héros maladroit et bonhomme. On glisse de la petite enquête iconoclaste à l'horreur sans retour et pourtant, il n'y a rien de gore à aucun moment...l'histoire est juste effrayante.


Il est vrai qu'elle l'aurait été davantage sans l'option de style choisie par le réalisateur, avec une explication plus terre à terre. Le film s'avère glaçant sur la fin et vous penserez probablement longtemps au dénouement cauchemardesque à souhait.



La piste aux lapins :




















































































































































































































































Terrence Malick

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