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"Le Passé" de Asghar Farhadi

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Asghar Farhadi a fait sensation il y a deux ans avec "Une séparation", ours d'or à Berlin. L'accueil qui vient de lui être réservé à Cannes est tout aussi bon.

En réalisant "Le Passé" à Paris, il offre un rôle en or à Bérénice Bejo, excellente en mère confrontée à sa fille ainée adolescente, qui n'accepte pas le nouveau compagnon de sa mère, interprété par Tahar Rahim.

Farhadi filme avec toujours autant de pudeur ces conflits familiaux et arrive à créer un véritable suspens quand au dénouement et aux secrets inavoués des uns et des autres, à l'origine de l'incompréhension. Il introduit la découverte de cette famille par l'ex de la mère, qui vient d'Iran pour solder leur divorce. Ce choix permet d'entrer par petites touches et de l'exterieur dans le trauma qui anime cette famille. On suit le personnage absent depuis 4 ans de leur vie comme un guide, sage, au regard distancié, dont la douleur de la séparation est apaisée depuis peu. La douceur de cet intru, familier des enfants, se confronte à léorage de cette relation mère fille, mais aussi à cette relation extrêmement froide qu'entretient le couple Bejo/Rahim. Une histoire d'amour qui semble avoir été coupée à la racine, lorsqu'elle prenait de l'élan...mais pourquoi ? L'intrigue est à ce titre habile...mais...

...mais ensuite, le réalisateur s'intéresse plus à la mère (Béjo) puis à son nouvel amant (Rahim)...un peu didactique...j'ai eu une impression de lenteur et de ventre mou, que je n'avais nullement ressentie dans "Une séparation". Peut être qu'à trop vouloir retarder les révélations, le film, long, s'étend un peu trop sur le mystère et aurait pu bénéficier d'un montage resseré.

Et puis la froideur des personnages, outre les gamins trognons et l'ex concubin témoin, n'aide pas franchement à l'adhésion. Le manque d'affect additionné à cette lenteur a un peu provoqué chez moi une certaine indifférence par moments. Non que je n'ai pas aimé le film mais mon enthousiasme et mon adhésion sont loin des critiques cannoises. Une palme d'or me semblerait vraiment disproportionnée, le film n'étant ni une révolution en terme de mise en scène ni un choc émotionnel. Mais le film mérite d'être vu, ses qualités sont indéniables.


La piste aux lapins :



La piste aux Lapins :








































































































































































































































Terrence Malick

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