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The Dark Knight Rises

De: Christopher Nolan



Quatre ans après avoir scotché la presse et remporté le troisième plus grand succès de tous les temps au box office, Christopher Nolan conclut sa trilogie autour de son Batman réaliste et adulte.


Certains ont été déçus, peut être parceque « The dark knight rises » n'est pas exactement dans la continuité de style que « The dark knight » mais plutôt dans un mixte de « Batman begins » et du second volet. Car ce qui frappe c'est évidemment la cohérence de l'ensemble des trois films, les renvois aux deux précédents et la logique implacable de la trilogie. Bruce Wayne / Batman se construit par rapport à la mort de ses parents et l'évolution de Gotham city.

Et les méchants qui s'attaquent à la ville, l'agressent comme un individu et se construisent eux aussi en creux par rapport à Gotham. Dès lors il serait injuste de passer au second plan le super méchant de cette histoire, Bane, joué par l'excellent Tom Hardy, au prétexte que le joker d'Heath Ledger était parfait. Bane est lui aussi un terroriste mais pas pour les mêmes raisons. Il est intelligent et bien plus dangereux physiquement. Mais il ne souhaite pas jouer avec batman, contrairement au Joker. Ce dernier était le nemesis de Batman, il avait besoin de Batman, et besoin du chaos et de l'anarchie comme toile de fond permanente pour satisfaire sa folie. Bane au contraire est encore plus flippant car il veut tout détruire, tout raser et ne pas laisser Batman survivre. C'est un méchant ultra violent et qui fait peur lui aussi car il a un but clairement avoué d'entrée et fonctionne comme un rouleau compresseur. En ce sens, Christopher Nolan a très bien sélectionné l'ennemi du caped crusader.


Catwoman est quant elle campée par une Anne Hathaway très éloignée de la sulfureuse Michelle Pfeiffer de Tim Burton. Tellement éloignée que la comparaison ne vient pas à l'esprit. Son rôle s'imbrique parfaitement dans le scénario et rejoint plutôt le personnage du comic book, très ambivalent et inclassable entre alliée ou ennemie.


La relation entre Bruce wayne et Alfred (excellent Michael Caine) prend quant à elle une tournure touchante, une relation tout en délicatesse à comparer à la brutalité du long métrage. Mais la surprise vient de l'un de mes chouchous, le jeune Joseph-Gordon Levitt, dont la présence est importante à l'écran. Il apporte l'espoir, la lumière dans un Gotham en perdition, menacé d'être ravagé par Bane. Il incarne l’intégrité et le courage de jeunes de Gotham qui ont toujours cru en Batman et ne se sont pas laissés bernés par le sacrifice de ce dernier et de Gordon à la fin de l'opus précédent. C'est là aussi un choix de personnage et de casting inspiré qui fait prendre tout son sens à la naissance d'une légende et de ce qu'est un super héros dans l'imaginaire collectif. Joseph Gordon-Levitt apporte toute sa nuance de jeu à ce personnage clé, sans qui cet épisode n'aurait peu être pas atteint un tel niveau.


Christopher Nolan exploite aussi l'actualité et s'inspire des dérives criantes du capitalisme pour donner un peu de morale à tout cela. Pas une morale donneuse de leçon mais une humanisation des convictions et motivations des terroristes. Ceci ne les rend pas moins effrayants mais c'est moins binaire qu'à l'accoutumée.


Et puis pour terminer cette critique plus que positive de ce petit bijou, Nolan a eu l'intelligence de terminer sa trilogie sur un final comme j'en ai rarement vu, une fin véritablement à la hauteur des promesses. Il va être très difficile pour un autre réalisateur de passer derrière Nolan et de donner une autre vision tout aussi pertinente de Batman. Nolan ne s'est pas répété, il s'est renouvelé et a imbriqué les trois films ensemble, c'est classe, très très classe.


La piste aux Lapins :























































































































Terrence Malick

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