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Take Shelter

De: Jeff Nichols



Avec "Take shelter", Michael Shannon trouve un premier rôle à la hauteur de son immense talent d'acteur, tout en nuances, et c'est une bonne chose pour ceux qui ne l'auraient pas repéré dans "les noces rebelles" de Sam Raimi aux côtés de Di Caprio et Kate Winslet.


Décrire la folie ou du moins la paranoïa et la schizophrénie n'a rien de simple lorsque l'on ne veut pas verser dans le rôle à oscars too much. C'est ce que réussit l'acteur, accompagné d'une Jessica Chastain tout aussi douce et délicate que dans "tree of life" de Terrence Malick.

Seulement voilà, moi qui adore les films tournant autour de la fin du monde, je me trouve très perturbé par l'accueil dithyrambique du film. Je ne suis pas rentré dedans, demeuré sur le côté de cet objet me semblant mis en scène avec assez peu d'idées et au final une répétition des plus pénibles.


Jeff Nichols a décidé de nous faire vivre, vue de l'intérieur, la peur de fin du monde que ressent son personnage. La caméra est centrée sur lui, sur la moindre de ses réactions tout en montrant les personnages l'entourant comme si le fou c'était nous, spectateurs. Seulement voilà, tout repose sur la prestation de Shannon, et passée ce constat, rien de neuf dans l'enchainement des scènes, relativement attendues.

Et surtout, comme dans "Melancholia" de Lars Von Trier, sur le même thème et loué par la presse, je me suis ennuyé sec, très sec. Le réalisateur n'a rien à dire ou tout du moins l'exprime tellement mal, avec tant de non-dits que je suis resté sur le pavé. Je dois être un peu concon. Il faut probablement mieux m'expliquer les choses.


Bien sur, Nichols veut montrer la critique en creux de l'américain moyen reclus sur lui-même et défendant sa patrie contre des ennemis parfois imaginaires et parfois réels...dépassé par son statut de première Nation responsable des autres comme le personnage de sa famille, l'Amérique a parfois peur excessivement, et devient parano.

Mais moi j'ai été déçu, très déçu par ce premier évènement des films d'auteurs que j'attendais pour 2012.

Une platitude du propos que je déplierai peut-être ultérieurement si j'ai le courage un jour de me retaper 2 h de scènes identiques.

La piste aux Lapins :






































































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