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Light of my life

De: Casey Affleck


Dans un monde où toutes les femmes sont mortes d'un virus mondial, un père tente de protéger Rag, sa fille unique, épargnée sans savoir pour quelle raison.


Casey Affleck revient donc en tant que réalisateur et acteur devant sa caméra, après son faux documentaire "I'm Still Here", en 2010.


Soyons clair, au début on se dit "merde", le film va durer 2 heures, avec quasiment que le personnage du père et de sa fille vu qu'ils fuient le monde pour éviter qu'elle soit kidnappée par les hommes en recherche d'une femme. On se dit aussi que le film va faire redite avec l'adaptation de Cormak McCarthy, La Route en 2009 avec Viggo Mortensen, puisque c'est exactement le même concept, un père et son enfant seuls face à un monde dévasté et dangereux.

En effet la première scène filme le père et sa fille allongés avec caméra les filmant du dessus, et le père raconte une longue histoire à sa fille qui dure 10 minutes !!

Sauf qu'à travers cette scène, deux choses apparaissent. D'abord le film va être d'une grande tendresse sur cet amour sans limite que porte ce père à son enfant. Et à plusieurs moments, l'émotion sera très forte et très sobre, sans éclats, juste le minimum nécessaire, dépouillé, pour vous émouvoir.


La seconde évidence est que Casey Affleck est un bon réalisateur. Il va faire des choix de cadrage très marqués, de longs plans fixes, ou des plans tels des tableaux où les héros prennent une petite partie de l'image et tout le reste est l'immensité de la nature, que ce soit une forêt immense ou une étendue enneigée à perte de vue.


Et ces images, cette réalisation, sont hyper léchés et çà se voit, çà se sent et çà prend peu à peu, servant ce récit de survie qui va prendre corps devant nous.


Ensuite, le film va faire rencontrer d'autres protagonistes mais souvent sans s'attarder sur leurs visages car ce sont les autres, le danger, la nature humaine violente et qui n'a plus rien à perdre puisque l'humanité risque fort de s'éteindre. Et puis parfois il nous montre les visages car ce sont des humains ayant gardé une morale et étant de bonnes personnes. Ce procédé peut sembler caricatural à la lecture de cette critique mais vous ne vous en rendrez compte qu'à la sortie du film, en y réfléchissant.


"Light of my life"est ce genre de film épuré qui vous emporte peu à peu et pour lequel en sortant de la séance vous vous dites que oui, c'était très réussi et avec du caractère, une identité.

La grande différence avec "La Route" est que Affleck a choisi de plus parler d'amour et d'espoir et le film est parfois lumineux là où "La route" m'avait parfois refroidi par son nihilisme sans retour et son côté glauque voyeuriste.


Ensuite le film parle du pouvoir de l'imagination pour survivre en situation d'extrême précarité et d'insécurité permanente.


Il est parfois lyrique et donne au film post-apocalyptique un ton intimiste et délicat surprenant.

Casey Affleck serait inspiré de faire comme son grand frère, et de continuer à réaliser des films.

Quand on a ce talent là, il faut poursuivre.


La piste aux Lapins :




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