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Les chats persans

De: Bahman Ghobadi



Voici un film dont une bonne partie de la critique a fait un évènement de la fin d’année 2009 et dont une partie du public est sortie émue…c’est chou !

J'ai hésité à critiquer ce film car je sais qu'il a plu et que je vais me faire traiter de snobe mais si être un minimum exigeant est synonyme de snobisme alors oui je suis snobe et je l assume ! Je m'explique.


C’est donc l’histoire de jeunes pop-rockers iraniens qui tentent par tout moyen de monter un groupe et un concert à Téhéran dans l’espoir de pouvoir partir à Londres faire carrière et vivre libres.


Un film coup de poing diront certains. Un sombre pensum dirai-je personnellement.

Bien entendu,, il est extrêmement courageux de réaliser un film dans des conditions aussi difficiles, sur place de surplus, avec peu de moyens. Le sujet est d’ailleurs intéressant et traiter de dictature sous l’angle de jeunes chanteurs, pourquoi pas.


Mais il y’a un problème. Nous sommes au ?…cinéma, dans un film fictionnel. Et dans "fiction" il y’a "histoire", "personnages"…"narration". Quelques principes de base mais le réalisateur semble avoir oublié.


En effet, au-delà de l’absence totale de caractère et de substance des protagonistes mis à part le producteur grande gueule qui fait rire le temps d’une scène puis agace sérieusement à jouer la même partition, nous sommes tout de même en face d’une simple suite de clips avec divers groupes de Téhéran nous jouant leur petit air.

Mais d’histoire, il n’y a pas ou très peu. Un documentaire excellent aurait pu être effectué sur ce sujet. Et il n’y a rien de honteux à réaliser un documentaire, genre dont les lettres de noblesse ont été acquises il y’a bien longtemps.


Mais quand on se frotte à la fiction, on écrit un scénario bordel !

Je trouve le film facile et la critique enthousiaste encore plus facile, parisienne, voir bobo.


Depuis quand un film est-il réussi parceque le thème est courageux et les conditions de tournage difficiles ? Ce n’est pas un argument. C’est du consensualisme mou et ça m’énerve particulièrement car je pense que je recevrai des leçons de la part de gens ayant adoré le film.

Mais enfin, n’est-il pas plus pertinent d’aborder un thème pareil avec respect pour le spectateur. Là, je trouve que le réalisateur ne s’est pas du tout foulé, surfant sur la thématique en comptant sur la bienveillance des spectateurs et intellectuels européens n’osant pas critiquer la forme du film...et encore moins la pertinence du propos.

Le cinéma c’est du fond ET de la forme. Et ce n’est pas être intolérant que d’exprimer ce vœu pieux, c’est juste distinguer les petits malins qui profitent d’une bonne idée ou les sincères réalisateur sans talent des autres. Tout le monde n’est pas doué pour le cinéma. Il ne suffit pas de prendre une caméra numérique.

Le film est maladroit et n’apporte rien de plus que ce que l’on apprend les cinq premières minutes.

L’amateurisme peut aboutir à de vrais petits bijoux de cinéma, quand les idées sont là. Mais face au vide, que dire ?


Je pense donc que ce film est réellement une arnaque complète et qu’il aurait mieux valu un documentaire qu’un film mal réalisé, non joué et sans histoire.

La piste aux Lapins :

























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