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Le Temps d’Aimer

De Katell Quillévéré



1947. Sur une plage, Madeleine, serveuse dans un hôtel-restaurant, mère d’un petit garçon, fait la connaissance de François, étudiant riche et cultivé. Entre eux, c’est comme une évidence. La providence. Si l’on sait ce qu’elle veut laisser derrière elle en suivant ce jeune homme, on découvre avec le temps ce que François tente de fuir en mêlant le destin de Madeleine au sien...


Katell Quillévéré reient après Réparer les vivants avec ce film qui traite à la fois du destin d'une fille mère tondue à la libération et de l’homosexualité refoulée dans la France des années 50 et 60.


La trame du film est fine et permet de voir comment un amour se construit sur une double blessure, un double rejet de la société. La relation est étrange entre ces deux êtres où le non-dit dure de nombreuses années avant que la vérité soit acceptée et intégrée un certain temps. Anais Demoustier livre une très belle performance dans cette femme qui croit être sortie de sa malchance, tombe des nues puis se fait à l'idée tout en étant une mauvaise mère pour ce fils qui lui rappelle sa honte.


Vincent Lacoste aborde quant à lui un rôle original pour sa filmographie où il interprète avec beaucoup de nuances cet homme qui est à la fois sincère dans l'amour porté à son épouse et aux enfants et tiraillé par son désir et sa nature profonde.


Le film est subtil et délicat, se foutant des conventions en montrant les fragilités de deux êtres qui vont se serrer les coudes pour faire une part de leur chemin de vie ensemble. Réflexion intéressante sur les compromis du couple, le film souffre peut-être un peu de son classicisme de mise en scène et son romanesque manque parfois d'émotion mais c'est un très bon film.


La piste aux lapins :



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