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Le Paradis

De Zeno Graton



Joe, 17 ans, est sur le point de sortir d’un centre fermé pour mineurs délinquants. Si son juge approuve sa libération, il ira vivre en autonomie. Mais l'arrivée d'un nouveau jeune, William, va remettre en question son désir de liberté.


Montrer la situation et le quotidien de jeunes incarcérés en centres fermés est en soit original mais montrer une histoire d'amour homosexuelles entre deux jeunes délinquants qui se trouvent coincés dans ce milieu c'est encore moins banal. C'est sur ce concept que Zeno Graton signe son premier film, accompagné par deux jeunes acteurs très bons Khalil Gharbia, bien plus impactant que dans le Ozon, Peter Von Kant et Julien De Saint-Jean, tout aussi mutique et intriguant que dans Arrête avec tes mensonges. Le réalisateur opte pour la pudeur et montre peu de sexe et beaucoup de désir via les regards et c'est tant mieux, on évite deux trois clichés grâce à cela. Surtout il ne passe pas trois plombes à expliquer la crédibilité de ce coup de foudre entre deux garçons qui sont très masculins. Il ne s’attarde pas dessus car c'est juste normal. C'est une passion entre deux êtres, on se fout du fait que c'est une relation homosexuelle ou non. Et à ce niveau là Le Paradis est moderne dans son traitement et gagne clairement des galons grâce à ce choix de récit. Le film manque peut être parfois d'émotion même si on sent la fougue de ces êtres interdits de vivre leur amour tant qu'ils sont en cage. Le réalisme avec lequel le réalisateur décrit le quotidien de ces jeunes enfermés dans leur tête est un autre des atouts du film, ultra crédible quand il filme ces regards de jeunes gens dont on ne sait si ils comprennent l'enjeu et ont sous le capot une envie folle de liberté. Les silences sont aussi importants que les dialogues dans ce premier film très réussi.


La piste aux lapins :





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