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Honey Boy

De: Honey Boy



Ce biopic est centré sur le comédien Shia LaBeouf, qui n'a seulement que 33 ans et a défrayé la chronique par ses excès, son alcoolisme et ses addictions aux drogues après avoir tourné dans les blockbusters comme I, Robot, Transformers, Indiana Jones et le Rayoaume du Crane de Cristal avant de se tourner vers du cinéma indépendant comme Nymphomaniac de Lars Von Trier, ou des happenings Arty.


A première vue on pourrait se dire que c'est un peu tôt et qu'on n'en n'a un peu rien à foutre de cet acteur certes doué mais qui n'a pas brillé dans de grands films.


Sauf que le long métrage en question est écrit par lui-même et s'intéresse à son enfance d'enfant star, qui commença tout petit à tourner dans des séries et des publicités, managé par un père en recherche de revanche sur la vie.


Le film est très déstabilisant puisqu'il parle de ce père totalement looser, qui a fait fuir sa mère et est à peine sorti de ses problèmes d'alcool et de drogue.


Cet ancien vétéran du Vietman n'a rien d'empathique. On se demande si il aime son fils ou si ce dernier est sa planche de salut et sa planche à billets pour vivre. On ne sait pas, il est impénétrable dans sa pseudo virginité sortie de sa cure de désintoxication.


Cette scène où son fils lui reproches de se servir de lui pour vivre et lui dit qu'il souhaite le licencier, est juste lunaire. Shia LaBeouf y exprime un cri sincère contre cette enfance gâchée, où il n'a pas pu vivre comme les autres gamins, instrumentalisé par ce père à moitié braque et obnubilé par la réussite de son fils à Hollywood. Au delà du cas des enfants stars et du côté malsain de ces parents qui se font de l'argent sur leur progéniture, Honey Boy prend un parti mitigé et donc troublant.


L'acteur est sans concessions pour ce père souvent dur et égoïste mais il lui a pardonné et cette catharsis s'est faite en écrivant le film. Il l'explique d'ailleurs. Pire, il interprète son propre père, ce qui rajoute une dimension décalée au long métrage. On y voit également tous les ravages de cette éducation où la drogue était monnaie courante avec un père fier de ses plantations et faisant fumer son fils de 12 ans. Les ravages également de l’alcool sont présents ainsi que cette addiction quasi génétique liée à une éducation reproduite de génération en génération.

"Honey Boy" est donc troublant mais vraiment réussi tant le recul qu'a Shia LaBeouf sur son parcours mérite le respect et l’intérêt.


C'est un bon film, poignant et rude. Une belle réussite.


La piste aux Lapins :





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