Hamnet
- Blanc Lapin
- 25 janv.
- 1 min de lecture
De Chloé Zhao

Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel.
Avec Hamnet, Chloé Zhao s’éloigne délibérément du portrait académique pour plonger dans une relecture intime et sensorielle du mythe shakespearien. En choisissant de déplacer le centre de gravité du récit vers Agnes, épouse libre et instinctive incarnée par une Jessie Buckley habitée, la cinéaste explore le deuil d’un enfant comme une expérience viscérale, où la nature, le corps et la mémoire deviennent des espaces de métamorphose. Porté par un duo d’acteurs intensément investis, le film oscille entre mélodrame incandescent et méditation poétique sur la création artistique. Si certains verront dans ce lyrisme appuyé une émotion fabriquée, presque excessive, d’autres y liront une traversée bouleversante de la perte, culminant dans une confusion volontaire entre art et réalité. Radical dans ses choix, Hamnet divise autant qu’il marque, assumant pleinement son ambition de faire du chagrin une matière cinématographique totale.
Pour ma part, j’ai autant trouvé la fin très émouvante que le début inutilement lent et trop axé sur le lien à la nature du personnage d’Agnès, qui m’a quelques peu agacé. Après Jessy Buckley n’est pas ma tasse de thé et m’agace dans à peu près tous ses films, je trouve qu’elle en fait des caisses.
La piste aux lapins :




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