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Drive

De: Nicolas Winding Refn


Il est toujours émouvant de voir un auteur au style unique se révéler au grand public et récolter les grands prix, monter une marche de plus et s'imposer comme un grand, un très grand.


Au dernier festival de cannes, on

attendait le réalisateur suédois de la trilogie "pusher", de l'excellent "bronson" et du barré "whalla rising, le guerrier silencieux". Mais ce fut une surprise tout de même. Car c'est avec un film d'action, son premier film hollywoodien, que Nicolas Winfing Refn réalise son meilleur opus, son premier chef d’œuvre.


Il est rare d'être frappé d'une telle cohérence, d'une telle évidence. Et Winding Refn utilise pour cela tous les codes du genre qu'il a si bien digérés. J'ai pensé à David Cronenberg pour le brio de la mise en scène, le même qui m'avait éclaboussé sur "history of violence". Une histoire très banale mais un film majeur. Et puis à David Lynch pour ces temps ralentis bercés d'une bande originale de haute tenue et tailladés de saillies bien sanglantes. Et puis des courses poursuites de voitures comme les deux ou trois du film, on n'en n'avait pas vu depuis combien de temps ? Très honnêtement je ne me souviens plus. En fait les courses de voitures m'ennuient profondément tant elles sont des passages obligés désincarnés de certains films du genre. Ici la tension est prégnante tout au fil du long métrage mais elle suit la vitesse du véhicule.


Et puis "drive", c est la mise en lumière d'un immense acteur qu'on annonce de films en films comme la révélation des 12 derniers mois. Ryan Gosling est impressionnant. Ses dialogues se résument à quinze phrases mais il crève l écran. Pourtant, ce n'était pas gagné avec un blouson en cuir avec un scorpion dans le dos. Un rôle en or pour Nicolas Cage dans un de ses multiples nanars récents. Mais ici, Ryan Gosling est mâle, très mâle. Et c'est amusant de comparer son émergence à celle de deux autres trentenaires très très hommes, Mickael Fassbender et Tom Hardy (de l'aventure bronson d ailleurs). Les trois ont en commun de ne pas être des petits mickeys mais plutôt de beaux mecs à la Clint Eastwood, à la Robert Redford ou encore Steve Mc Queen.


A star is born. Oui, il faudra compter avec Ryan Gosling et c'est tant mieux, pauvres cinéphiles que nous sommes, dépendant de la chance. Il y a des générations de Tom Cruise et puis il y en a d'autres...


"Drive" est donc l'un des grands films de l'année, peut être le meilleur. Et vous savez quoi ? C est bien la première fois que je ne raconte rien de l'histoire, pas même le pitch. Il faut se laisser plonger. C'est mieux. Et bien que je sois un fan inconditionnel de Terrence Malick, la palme d'or n'aurait pas du revenir à son "tree of life" mais bien au "drive" de Nicolas Winding Refn. Courrez-y ! Faites moi confiance !

La piste aux Lapins :
































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