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Time out

De: Andrew Niccol



Il y a treize ans, Andrew Niccol se faisait un nom avec un petit film de science-fiction, "bienvenue à Gattaca".


Pourquoi ? Parcequ'il avait su trouver un thème de SF pas tant utilisé que ça auparavant, qu'il avait embauché Jude Law en contrepoids d'un Ethan Hawke volontairement lisse, et une Uma Thurman vénéneuse. Et puis son univers, sa réalisation simple et épurée, sans trop d'effets spéciaux, donnaient un vrai charme à ce film qui est aujourd'hui souvent cité par les fans de SF. Surrestimé certes, mais c'est ce qu'on appelle un film coup de coeur.

Andrew Niccol souhaitait donc retenter la chose avec un casting classe, à savoir Justin Timberlake, tout droit sorti de "the social Network" et donc respecté pour sa prestation et Cillian Murphy, au talent et au visage toujours aussi mystérieux.

L'histoire est celle d'un monde où les humains vivent jusqu'à 25 ans. Après cette date, leur temps est compté. Ils peuvent le dépenser pour s'acheter une voiture ou un caffé comme en gagner en travaillant.


Mais lorsque leur temps est écoulé, ils meurent. Et les riches ont beaucoup de temps, jusqu'à l'éternité.


Notre héros va se battre contre ce système, hautement capitaliste où le temps a remplacé l'argent et où quand il n'y a plus de temps, on meurt. Point.

L'idée de faire apparaitre un chronomètre fluo vert sur le bras, pour indiquer le temps qu'il reste à vivre, est assez excellente. Un vrai concept de SF.

Le pitch est donc très bon, la mise en situation du film et la première demi heure aussi. Justin Timberlake assure grave et montre à qui en doutait encore qu'il est un bon acteur, tout en nuances. Quant à Cillian Murphy, il est excellent.


Alors qu'est ce qui cloche ?

Et bien disons que là où "bienvenue à Gattaca" surprenait, le scénario prend ici rapidement une direction courue d'avance et ne s'en dévie à aucun moment. Le film part dans la direction du film d'action et laisse tout un tas de questions en suspens, critiques sociales du capitalisme qu'il aurait été intéressant d'approfondir plutôt que de s'en servir comme un prétexte à livrer une histoire déjà vue à maintes reprises.


Entendons nous, le film remplit son contrat dans le sens où c'est un long métrage de SF original, qu'il vous divertira et que vous ne perdrez pas trop votre temps. Là où il est frustrant, c'est que contrairement à une longue tradition de la science-fiction critique à l'égard de notre société, il n'en effleure ici que de trop la thématique et semble donc bâclé sur l'hôtel de l'entertainement et du box-office. Ce qui s'avère au final une mauvaise idée puisque le film n'a pas du tout cartonné aux USA.


"Time out" est donc une déception mais je ne vous le déconseille pas. C'est un bon divertissement pour autant que vous ne vous attendiez pas à de la grande SF. On en est très loin et le niveau déjà pas excellent de "bienvenue à Gattaca" n'est pas atteint. Faute d'une certaine mélancolie qui lui manque, d'un recours trop facile à des clés de scénari déjà exposées par le passé. Pas de surprise donc mais pas un mauvais film non plus.

La piste aux Lapins :













































































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