The mastermind
- Blanc Lapin
- il y a 5 heures
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De Kelly Reichardt

Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d'un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d'œuvres d'art. Avec deux complices, il s'introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
À travers une mise en scène d’une grande précision formelle, la réalisatrice dresse le portrait d’un antihéros décalé, interprété avec un charme indéniable par Josh O’Connor. Le film s’attarde sur les failles d’un esprit rusé mais dépassé, figure en creux d’une époque vacillante, observée avec une attention presque sociologique. L’image, élégante et très composée, convoque un certain héritage du cinéma américain des années 70, au service d’un regard à la fois distancié et politique.
Pourtant, cette ambition se heurte vite à un récit étiré à l’excès. L’errance du personnage principal, ponctuée de maladresses et de coïncidences malheureuses, finit par tourner à vide. Et c'est hélas souvent ce qui me gave chez cette cinéaste indépendante américaine adulée de la critique et que je trouve vraiment ennuyeuse dans chacun de ses films hyper lents...A force d'être poseuse et d'ériger le non-dit en principe, celà devient juste chiant. Les dialogues des fois, c'est utile. Là où un scénario plus mordant aurait pu donner du relief à cette mécanique du destin, le film se contente d’un mouvement lent, parfois soporifique, qui met à rude épreuve l’attention du spectateur.
Présenté comme un détournement du film de braquage, l’ensemble adopte un minimalisme assumé, flirtant avec une forme d’apathie. Hormis une séquence de cambriolage au musée, à l’humour discret et efficace, le récit peine à trouver sa tension. À force de cultiver le décalage et la nonchalance, la cinéaste semble se perdre elle-même, privilégiant la beauté de ses cadres et l’atmosphère à la construction dramatique et à la densité de ses personnages.
Il en résulte un objet qui en d'autres mains comme celles des frères Coen période faste, auraient donné un vrai bon film décalé.
La piste aux lapins :




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