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Marty Supreme

De Josh Safdie




Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.


Voici donc enfin le film de l'un des réalisateurs indépendants les plus en vue avec LA star Timothée Chalamet qui veut à fond son Oscar de meilleur acteur à 30 ans à peine et pourrait bien remporter son pari. Et ce serait amplement mérité tant il est prodigieux de bout en bout. Certes l'acteur peut agacer parfois mais la sincérité de sa campagne promotionnelle pour les Oscars, avec sa fausse réunion mégalo trams, son faux clip de rappeur et j'en passe, sont complétement méta. Méta à savoir que cette campagne jamais vue de mémoire de cinéphile ose tout et s'avère particulièrement gonflée et qu'elle illustre un acteur ayant les moyens de ses ambitions et affirmant qu'il veut devenir l'un des plus grands. Ce n'est pas mégalo, c'est juste assumer qu'il veut aller très haut. Et comme son personnage de Marty est exactement le même type de caractère fonceur qui ment, jure, et défonce toutes les règles, c'est effectivement autoréférencé au personnage principal du film et ne serait-ce que cette façon conceptuelle d'avoir abordé la campagne des Oscars est tout simplement brillant.


Si on parle du film, outre le fait que Chalamet est d'un dynamisme qui force le respect et livre une vraie composition à mille lieues de ses rôles passés, le film est tout simplement très très réussi.


Les 2h30 passent comme une lettre à la poste tellement qu'on est surpris que ceci s'arrête déjà. Et pourtant le personnage est parfois très égoïste, très antipathique mais la force de sa volonté emporte tout. Les dialogues sont très ben écrits, la mise en scène de Safdie est tendue, rythmée sur une BO excellente et le rythme effréné n'a d'égal que les nombreux rires qui parsèment le visionnage tellement çà pétarade et explose de partout, étonnant les spectateurs là où à la base, un film de ping pong pouvait clairement s'avérer très chiant à regarder.


Mais le film ne parle pas que de ce sport mais de la difficulté de s'extraire d'un milieu social, qu'il soit pauvre ou communautaire et il le fait avec une grande finesse. La sociologie des personnages du film dresse par ailleurs un portrait fascinant de l'après guerre et du vent de liberté, de la soif de vie de ceux qui avaient échappé au pire. L'immaturité du personnage accompagne cette Amérique encore adolescente et insupportable qui défiait le monde avec inconscience. L'énergie de Chalamet est un upercut qui habite le film de bout en bout. Survolté et généreux, c'est le film qui changera la carrière de Timothée Chalamet et en fera le futur Léonardo Di Caprio, l’ironie du sort étant qu'il va probablement gagner son Oscar face à son principal rival et sa référence, son héros, Léo himself. La classe.


La piste aux Lapins :



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