Jumpers
- Blanc Lapin
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
De Daniel Chong

Avec Jumpers, le studio Pixar livre une nouvelle tentative d’histoire qui ne soit pas une suite de ses succès des 15 premières années. Il faut dire que depuis 10 ans, la qualité des nouveaux films Pixar a chutée à part Coco, Soul et la suite Vice Versa.
Même les suites des Indestructibles ou Toy Story 4 ont déçus. Non qu’ils étaient mauvais mais il manquait la flamme des premiers chefs d’œuvre comme Toy Story 1, 2, 3, Là-haut, Wall-E, Le monde de Nemo, Vice versa, Ratatouille, Les Indestructibles …et les accueils critiques mitigés ont coïncidés avec les moindre performances pour En avant, Buzz l’éclair, Luca, Alerte rouge, Elementaire, Elio…
Jumpers suit une jeune héroïne prête à tout pour protéger une clairière menacée : grâce à une technologie singulière, elle projette son esprit dans le corps d’un castor robotisé, déclenchant une série de péripéties dans lesquelles humains et animaux se retrouvent face à face. Cette idée, qui évoque forcément Avatar, nourrit une fable écologique et un récit initiatique clairement pensé pour le grand public.
Le principe repose sur un ressort classique de l’animation : donner une voix et une personnalité aux animaux. Mais ici, le film joue davantage sur la confrontation entre le monde humain et celui des bêtes plutôt que sur une société animale autonome comme dans Zootopie. Ce choix implique un anthropomorphisme plus délicat à manier, et l’ensemble fonctionne surtout grâce à la mécanique narrative et au savoir-faire technique du studio.
Malgré ces qualités, Jumpers donne parfois l’impression de rester dans une zone de confort. Le scénario suit des chemins assez prévisibles et recycle des motifs déjà bien connus, ce laisse une sensation de déjà-vu voire…d’ennui. Là où les plus grands succès du studio parvenaient à surprendre et à émouvoir avec une véritable audace, ce nouveau film semble plus prudent, voire un peu mécanique. Et il tombe inévitablement dans la catégorie des échecs artistiques de ces dernières années. Je ne comprends pas les plutôt bonnes cris sur les agregateurs mondiaux car le film est vraiment fadasse et manque totalement la cible qui fait l’Adn de Pixar, à savoir toucher les adultes comme les enfants. La c’est franchement borring.
Au final, il manque cette étincelle d’inspiration, ce supplément d’âme qui transforme un film d’animation bien fait en classique. L’énergie et l’agitation prennent parfois le pas sur l’émotion, laissant l’impression d’un projet divertissant pour les marmots mais c’est tout.
La piste aux lapins :




Commentaires