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Trance

De: Danny Boyle




Le pitch : un jeune commissaire priseur est complice du vol d'une œuvre de Goya mais au cours du vol, les choses tournent mal et il perd la mémoire. Ses ex complices vont tout faire pour retrouver cette dernière car avec elle s'est envolée la toile...une femme spécialiste de l'hypnose va tenter d'y remédier...


Après l'excellent "127 heures", Danny Boyle a choisi de mettre de côté tous ses autres projets dont "28 mois plus tard" ou la suite de "Trainspotting" pour se concentrer sur un thriller, tourné en 2011 puis monté un an plus tard, après qu'il en ait eu terminé avec la cérémonie d'ouverture des JO de Londres.


Est force est de constater que Boyle n'a pas perdu la main et revient en très grande forme, avec un retour aux sources, celui de la comédie noire qui fut son premier succès, "Petits meurtres entre amis". Ici, c'est moins le côté immoral du récit qui est mis en avant mais cette même noirceur et cette même ironie donne aux deux longs métrages un goût de parenté.


Sauf qu'entre temps, Danny Boyle s'est essayé au film de zombie, au film de Sf, au film hommage à Bollywood et qu'il maitrise encore mieux ses talents de mise en scène. Comme toujours la bande originale est excellente et le travail sur les effets visuels, quasi clipesque, qu'on a pu lui reprocher, est toujours aussi présent, mais au service de son histoire.


Le film est malin et se tourne et se retourne comme prévu entre twist scénaristiques qu'on attend de découvrir mais qui arrivent à surprendre. Boyle sait que son public est averti, il joue donc avec lui d'autant mieux que les codes du thriller et les codes de son propre cinéma ont été défrichés depuis longtemps. James McAvoy et Vincent Cassel sont parfaits. Je suis content de voir Cassel poursuivre sa carrière internationale avec brio. Fâce à eux, Rosario Dawson assure grave et pas que physiquement.


Le film est brillant car il se déroule sans temps morts, sans certitude sur qui manipule qui et avec des ruptures de tons soulignées par la mise en scène habile mais jamais tape à l’œil. Mais surtout Boyle n'use jamais de facilité, à aucun moment il ne laisse une grosse ficelle porter l'histoire d'une rive à l'autre. Le suspens est total car le jeu des possible est ouvert, multiple. Et puis toujours pour retourner à Trainspotting ou Petits meurtres entre amis, chaque personnage a la caractéristique d'être protéiforme, ni bon ni mauvais ou tout du moins, on ne sait jamais vraiment jusqu'au bout du bout.


J'attends donc avec toujours le même enthousiasme le prochain opus du réalisateur britannique, quel que son soit le projet, il aura le respect du travail ultra bien ficelé. Son film est une vraie réussite.

La piste aux Lapins :


























































































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