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"The Power of the Dog"

De: Jane Campion



Il a fallu attendre 11 ans après "Bright Star" pour voir revenir la plus célèbre réalisatrice au monde derrière la caméra d'un long métrage. Et c'est Netflix qui a réussi à convaincre et produire ce film de la réalisatrice palmée de "La leçon de Piano".

Originaires du Montana, les frères Phil et George Burbank sont diamétralement opposés. Autant Phil est raffiné, brillant et cruel – autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Une région, loin de la modernité galopante du XXème siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où l'on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré. Lorsque George épouse en secret Rose, une jeune veuve, Phil, ivre de colère, se met en tête d'anéantir celle-ci. Il cherche alors à atteindre Rose en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d'un pion dans sa stratégie sadique et sans merci…


Le film de Jane Campion a le défait de ses qualités. Ses acteurs Benedict Cumberbatch, Kirsten Dunst, Jesse Plemons et Kodi Smit-McPhee sont excellents mais le film se repose beaucoup sur leurs prestations. Surtout, la mise en scène de Campion est majestueuse, sa photographie impeccable au milieu de paysages à tomber par terre mais sa caméra est lente, teeeeellement lente qu'on pourrait s'endormir dans ses longs travellings.


Or le film dure 2h08 et en parait 3 heures et c'est un signe, on peut s'emmerder, grave ! Et c'est très dommage car lorsque l'histoire reprend, que les acteurs interagissent vraiment, on sent tout le talent de mise en scène et cette passion homosexuelle frustrée. Kodi Smit-McPhee est troublant de fausse innocence et Benedict Cumberbatch passe du personnage imbuvable à un type qui a souffert toute sa vie et a préféré la douleur du repentir dans une société où sa simple préférence sexuelle n'existait tout simplement pas. Son homophobie extravertie est le pendant de son incapacité à s'accepter lui-même. Ce personnage de tyran tiraillé au fond de lui est évidemment un rôle en or pour Benedict Cumberbatch.


Hélas le résultat est inégal et l'extension extrêmement inutile du temps tue le personnage de Kirsten Dunst, qui vire au ridicule plus qu'autre chose. Le film décolle sur sa seconde moitié après avoir éliminé bon nombre de spectateurs morts d'ennui.

Dommage.


La piste aux Lapins :






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