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Snowpiercer, Le Transperceneige

De: Bong Joon Ho



"Memories of muder", "The host" et "Mother" ont fait de Bong Joon Ho est l'un des plus grands réalisateurs du cinéma mondial. Pour son premier film en langue anglaise, le coréen s'entoure d'un casting hétéroclite, de Tilda Swinton, une des meilleures actrices du moment, à son fidèle Song Kang-Ho, le petit Jamie Bell (Billy Elliot) ou les toujours parfaits John Hurt et Ed Harris. Bref, du très lourd pour cette adaptation de la bande-dessinée française "Le transperceneige".

Le budget est colossal, le succès en Corée aussi et le succès mondial devrait être très satisfaisant. Tant mieux pour lui, ceci lui ouvre des portes.


Maintenant parlons du film, accueilli de façon dithyrambique par la presse.

On y suit donc en 2032, les derniers survivants de l'humanité, enfermés dans un train qui fonce à grande vitesse et fait le tour du monde pour leur permettre de survivre en pleine nouvelle période glaciaire.


Un homme, joué par Chris Evans (Captain America), qui s'en sort de façon crédible, va soulever les pauvres qui vivent en queue du train pour une révolution contre les nantis qui vivent dans les wagons de l'avant. Ces derniers exploitent les pauvres montés clandestinement en queue du train juste avant que le froid ne tue toute vie sur terre. Ils n'ont pas été invités à monter mais on les tolère, sous réserve qu'ils restent soumis. Leur traitement s'apparente à celui de juifs sous l'occupation et la lutte de classe n'est pas possible puisqu'ils sont enfermés en queue de train. Leur seul espoir pour sortir de cette misère est de provoquer une révolution par la force et la violence. On va donc suivre cette lutte des classes de wagon en wagon jusqu'à l'homme qui a créé l'appareil, a sauvé des vies tout en redéfinissant les lois de l'humanité de façon primaire et barbare.


"Snowpiercer" est somptueux tant en terme de mise en scène que de graphisme, utilisant l'enfermement et l'isolement de façon vraiment maligne.

Le sous-texte est quant à lui est peu simpliste et cliché. C'est vrai qu'utiliser la SF et les mondes post apocalyptiques pour défendre des valeurs, dénoncer les dérives de nos systèmes est une longue culture du cinéma d'anticipation, ayant livré des bijoux. Seulement ici, outre le côté fun des scènes d'actions, extrêmement bien filmées, on se retrouve quand même dans une longue course poursuite violente avec un message pour le moins binaire et manquant de nuances. La fin est très réussie et réserve une belle pirouette mais la toute fin n'est en revanche pas assez nihiliste au regard du reste du long métrage.


J'ai donc trouvé que le film péchait par son scénario et sa transposition balourde de concepts politiques. Peut être est ce notre culture révolutionnaire à la française qui me rend si froid au propos du film mais disons que l'on a déjà vu ce type de clichés et qu'ils desservent un film pourtant brillant dans son exposition et son interprétation. J'ai un peu eu l'impression de savourer un bonbon creux à l'intérieur, qui déçoit lorsque l'on croque car il n'y a rien d'autre dedans.

Contrairement aux éloges de la presse, je trouve le film politiquement naïf et simpliste.


Le film reste très attachant par son message, mais trop accès sur l'action, ce qui dévient un handicap lorsque la thématique politique éculée revient au premier plan.

Autant les portes du train sont dures à ouvrir autant il n'est pas question ici de philosophie mais de portes ouvertes enfoncées.


Le long métrage de Bong Joon Ho reste cependant un bon divertissement avec du fonds, ne soyez juste pas trop exigeant sur la thématique, qui manque d'ambition.


La piste aux Lapins :


























































































































































































Terrence Malick

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