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Oblivion" de Joseph Kosinski

De: Joseph Kosinski



Après "Tron l'héritage", Joseph Kosinski revient avec un film de SF bien mené, très classique dans son scénario mais visuellement somptueux. Tom Cruise a toujours eu du bol avec la Sf avec ses deux incursions chez Spielberg dans "Minority report" et "La guerre des mondes".


Ici, l'acteur fait son job, comme d'hab, il est bon sans être exceptionnel, son visage est retouché par moments pour effacer le poids du temps, Tom ayant la cinquantaine qui commence à se voir. Et puis son rôle lui permet d'être omniprésent et personne ne peut lui faire de l'ombre, ce qui est très important pour Tom Cruise.


Passé ces remarques narquoises, avouons le, "Oblivion" est une bonne surprise. J'étais resté dubitatif face à "Tron l'héritage", film impressionnant technologiquement mais fatiguant par son absence de scénario et les clichés affligeants qui l'accompagnaient.


Ici, Kosinski s'appuie sur un scénario qui a le mérite de tenir en haleine durant une bonne heure. On se demande en effet ce qui s'est passé sur cette terre dévastée où Jack, seul homme sur terre et qui vit dans le ciel, est chargé d'éradiquer une race extraterrestre et de réparer des machines qui pompent l'eau pour l'envoyer vers d'autres planètes. Les hommes ont fui la terre suite à une guerre avec des Aliens et se sont réfugiés sur Titan. La seule compagnie de Jack est une femme avec qui il couche et qui se charge des transmissions et des aspects techniques de leur veille en liaison avec Titan.


Le film arrive très bien à distiller le doute, les questions tout en conservant un rythme assez lent et inhabituel pour un blockbuster. Un parti pris qui rappelle bien évidemment "Je suis une légende" avec Will Smith où de la même façon, un homme était seul au monde sur une terre où seul le danger demeurait.


"Oblivion" ne va pas seulement s'inspirer de ce prédécesseur plutôt réussi, il va puiser un peu partout ses références dans de la Sf ancienne et même tout récente comme l'excellent "Moon" de Duncan Jones.


Alors bien entendu, ceci peut s'apparenter à du déjà vu, voire du cliché mais quand les références sont bonnes, çà n'alourdit pas non plus le film, au contraire, çà le densifie.


Et puis "Oblivion" a la même force que "Tron l'héritage" mais en mieux, il est virtuose dans son imagerie et sa mise en scène de l'action. Les images sont superbes à bien des moments et l'aspect aérien de la maison de Jack, de son vaisseau en forme de libellule, les drones en forme de balle, donnent à l'ensemble une identité visuelle très pertinente et spectaculaire. Kosinski opte pour une imagerie épurée et si propre qu'on se demande forcément ce qui reste de l'humanité et où est elle passée. Comme si la perfection entrainait le doute, un choix qui fait mouche.


Le film est donc plus malin qu'on ne le pense, somptueux, mais nous laisse sur une fin un peu trop attendue. C'est un peu dommage que le scénario n'ait pas pris quelques tangentes plus radicales mais ce serait idiot de se gacher son plaisir, "Oblivion" demeure une réussite dans le genre, ce qui est loin d'être courant.

La piste aux Lapins :






























































































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