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La fin d’Oak Street

De David Robert Mitchell



Suite à un étrange événement cosmique, le quartier d’Oak Street se retrouve transporté en un lieu mystérieux. Les Platt, qui ne reconnaissent plus leur environnement familier, ne tardent pas à comprendre qu’il leur faut absolument rester unis s’ils veulent s’en sortir…


Avec La Fin d’Oak Street, David Robert Mitchell, révélé par It Follows et Under the Silver Lake, s’aventure du côté du blockbuster familial à l’ancienne, en convoquant ouvertement l’imaginaire de Spielberg et du cinéma Amblin. L’idée d’une invasion de dinosaures au cœur d’une banlieue américaine offre quelques séquences particulièrement efficaces, entre suspense, cruauté et humour noir, tandis que le réalisateur retrouve par instants cette capacité à installer une inquiétude sourde qui faisait le charme de ses précédents films. La destruction méthodique du pavillon familial apporte même une dimension satirique assez réjouissante.

Malheureusement, le film semble vouloir emprunter trop de directions à la fois : aventure, survival, fantastique, comédie potache et chronique familiale. Cette dispersion empêche le récit de trouver son rythme et surtout de donner une véritable cohérence à ses enjeux. Les explications concernant l’invasion comme les moyens d’y survivre paraissent improvisées, les personnages finissent par tourner en rond et les rebondissements deviennent de plus en plus prévisibles. Même les effets spéciaux, plutôt convaincants, ne suffisent pas à masquer cette impression de gâchis.

Quelques scènes rappellent le talent du réalisateur, mais son univers personnel disparaît largement derrière les références spielbergiennes. Et après avoir entretenu une certaine curiosité, La Fin d’Oak Street s’achève sur un dénouement expédié qui laisse un goût d’inachevé. Un film sympathique par intermittence mais dont l'intérêt est quasi nul au final. Se dire que le réalisateur a attendu 10 ans pour refaire un film depuis son précédent avec un budget conséquent sur des dinosaures alors qu'il existe déjà Jurassic park (même si c'est assez naze), on se demande vraiment comment aussi peu d’originalité a pu être validée par le studios.


La piste aux lapins :


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