John Malkovich, Steve Buscemi et Sam Rockwell tueurs chez Martin McDonagh (Bansheescof Irin, Three Billboards, Bon baisers de Bruges)
- Blanc Lapin
- il y a 13 heures
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Après le triomphe critique de The Banshees of Inisherin, nommé neuf fois aux Oscars, Martin McDonagh poursuit sa filmographie déjà marquée par Bon baisers de Bruges, Seven Psychopaths et Three Billboards Outside Ebbing, Missouri.
Le prochain film de Martin McDonagh, Wild Horse Nine, est déjà en boîte et s’annonce comme l’un des rendez-vous cinéphiles de la fin d’année. Le casting réunit John Malkovich, Sam Rockwell, Steve Buscemi et Parker Posey, auxquels s’ajoutent Mariana di Girolamo, Ailín Salas et Tom Waits.
Situé en 1973, au moment des manœuvres américaines visant à renverser le gouvernement chilien, le film suivra un tueur à gages lié aux services secrets américains — et indirectement à l’assassinat de JFK — qui comprend qu’il a lui-même été sacrifié pour masquer l’opération. Une intrigue politique paranoïaque taillée pour l’univers acide du réalisateur.
On oublie souvent la richesse de la carrière de Sam Rockwell, immense acteur de composition capable d’être inquiétant, hilarant ou bouleversant dans la même scène. Longtemps roi du second rôle, il a bâti une filmographie impressionnante par sa diversité, d’animateur TV dans Confessions of a Dangerous Mind, puis porte quasiment seul le huis clos spatial Moon,
On le retrouve ensuite dans des registres très différents : le western crépusculaire The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, chez Ridley Scott dans Les Associés, le comics avec Iron Man 2, la comédie noire Seven Psychopaths, la relecture historique Vice, le film de procès de Clint Eastwood, le cas Richard Jewell, l’Oscar du meilleur second rôle pour Three Billboards de Martin McDonagh, ou Jojo Rabbit. On le verra bientôt dans le très attendu Good Luck, Have Fun, Don't Die.
La présence de Steve Buscemi est évidemment réjouissante : acteur culte des années 90 et 2000, inoubliable dans Reservoir Dogs, Fargo, The Big Lebowski ou Ghost World, mais aussi formidable patron mafieux dans Boardwalk Empire.
Mais ce projet rappelle surtout à quel point on voit trop peu John Malkovich sur grand écran. Comédien caméléon, inquiétant, drôle ou aristocratique selon les rôles, il a marqué durablement le cinéma : La déchirure de Rolland Joffé, Mort d’un commis voyageur de Volker Schlöndorff, Empire du Soleil de Spielberg, manipulateur fascinant dans Les liaisons dangereuses, Ombres et brouillards de Woody Allen, Les joueurs avec Matt Damon et Edward Norton, vertigineux double fictionnel dans Dans la peau de John Malkovich, psychopathe méthodique dans L’échange de Clint Eastwood, analyste colérique chez les frères Coen dans Burn After Reading, la pape génialement dépressif dans la série The New Pope de Paolo Sorrentino. Chaque apparition rappelle qu’il appartient à cette catégorie rarissime d’acteurs dont la seule présence suffit à installer une atmosphère.
Sortie prévue en salles le 6 novembre 2026, en pleine saison des récompenses.



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