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Still the Water

De: Naomi Kawase



Le pitch : Sur l¹île d'Amami, les habitants vivent en harmonie avec la nature, ils pensent qu'un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Un soir d'été, Kaito, découvre le corps d¹un homme flottant dans la mer, sa jeune amie Kyoko va l'aider à percer ce mystère. Ensemble, ils apprennent à devenir adulte et découvrent les cycles de la vie, de la mort et de l'amour…

Naomi Kawase s'est construite une réputation internationale avec "La Forêt de Mogari" ou encore "Hanezu". Elle est revenue à Cannes cette année en croyant dur comme fer qu'elle remporterait la palme d'or. C'était d'ailleurs l'une des favorites. La sortie de son "Still the Water" est encensée par la presse.


Cà, c'est pour le rappel du contexte critique de cette chouchoute de la presse. Pour ma part, pauvre Blanc Lapin, j'avoue bien bas m'être particulièrement emmerdé devant cette pose de 2h et quelques et être même sorti de la salle tellement l'ennui était fort, insupportable. Bref, chiant, très très chiant.


Je ne suis pas sensible au cinéma de Kawase, contemplatif et vouant un culte à la nature certes louable mais pénible. Pourtant j'adore Terrence Malick, mais bon, sa façon se filmer à lui est différente. Les longs plans de Naomi Kawase sur un bol de riz s'enchainant avec un rythme mou du genou de scénettes en scénettes sans grande histoire ou action, m'ont achevé ! Pourtant c'était en pleine après-midi, en pleine forme.


J'ai trouvé son propos poseur et lourdingue derrière son apparente finesse et pudeur. Elle nous raconte l'éveil de deux adolescents à l'amour, à la prise de conscience de la mort, du temps qui passe. Le thème est très bon mais tout de même largement exploré. Dès lors nous infliger cette épure sans rythme apporte quoi ? De la poésie? Je ne dois ni être assez fin ni être assez imprégné de spiritualité mais je suis passé totalement à côté de cette interminable histoire où rien ne se passe.


"Still the water" est une caricature du film de festival auquel le public ne peut pas adhérer car sa cinéaste filme pour elle avant de filmer pour les autres. Qu'elle ait un style naturaliste c'est très bien, mais qu'elle arrive à capter les émotions et surtout à emporter le spectateur c'est autre chose. L'extrême retenue de son récit conjuguée à sa durée rend son film esthétique mais opaque. Un calvaire.


La piste aux Lapins :













































































































































































Terrence Malick

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