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Spider-Man: Brand New Day

De Destin Daniel Cretton



Spider-Man : Brand New Day sera probablement le plus grand succès de l'année avec un box-office délirant de 1,3 milliards de dollars en à peine 100 jours d'exploitation et les 2 milliards qui seront dépassés en fin de course. On peut expliquer ceci par l'immense popularité du super héros à la toile tissée, la popularité très forte du couple à la ville Tom Holland & Zendaya, d'ailleurs présents dans L'Odyssée de Nolan, l'autre blockbuster du moment. Et puis le 3èmùe volet avait déjà cartonné par son multivers et le retour des deux autres interprètes de Spider Man et ceci a cranté la franchise à des niveaux très impressionnants. Si on regarde maintenant la qualité du film, disons qu'il n'y a rien de honteux mais franchement l'histoire est très morne et bien moins excitante que le 3ème volet. L'introduction d'un personnage phare du futur MCU est une bonne idée Après les méchants manquent quand même de charisme et c'est ce qui fait un bon film de super héros.


L'aventure plus intime, portée par un Tom Holland toujours convaincant dans la peau d’un Peter Parker désormais confronté à la solitude, est également une bonne iodée. Le deuil de la relation amoureuse et la difficulté de se reconstruire donnent au film une dimension plus sombre et désenchantée qui est bienvenue. Le film gagne aussi en émotion grâce à la relation avec Zendaya.


Plus sombre et moins porté sur la plaisanterie que les précédents épisodes, ce nouvel opus tente surtout d’accompagner le passage à l’âge adulte de son héros. Une ambition intéressante, notamment lorsqu’elle s’attarde sur le mal-être et l’isolement du super-héros, mais qui finit par prendre le pas sur une intrigue pourtant censée soutenir l’ensemble. Après un démarrage efficace et quelques séquences spectaculaires, le récit s’égare dans une mécanique Marvel devenue familière : multiplication des enjeux, connexions avec le reste du MCU et impression persistante que l’histoire doit préparer les prochaines étapes de la franchise.


Le résultat reste suffisamment généreux et divertissant pour fonctionner comme blockbuster, mais il manque de légèreté, d’audace et surtout de véritable nécessité. À force de vouloir faire évoluer Spider-Man tout en restant prisonnier d’un univers partagé devenu encombrant, le film peine à trouver son propre souffle. Une aventure honorable, parfois touchante, mais trop longue et finalement moins marquante que ne le promettait cette nouvelle étape.


La piste aux lapins :



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