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Les Garçons sauvages

Dernière mise à jour : 12 janv. 2023

De: Bertrand Mandico



Curieux film que ce premier film où cinq adolescents de bonne famille commettent un crime et sont punis en devant suivre le Capitaine dans une croisière dont le but et de les transformer. Sauf qu'ils se mutinent et que l'île sauvage sur laquelle ils échouent n'est pas qu'une île.


Je préfère avertir tout de suite, "Les Garçons sauvages" devrait déplaire à bon nombre dès lors qu'il nécessite d'accepter de lâcher prise et d'entrer dans l'univers de Bertrand Mandico. Pour incarner ces jeunes hommes, il prend des actrices et on comprendra vite pourquoi. Son film est à la fois queer et fantasmagorique.


Il mêle poésie et sensualité autour de certaines scènes certes symboliques mais plutôt osées. Là où cet univers aurait pu tomber dans le ridicule, le film d'auteur aux imageries douteuses, au contraire le déroulé du film se suit étonnamment sans aucun ennui et même une curiosité. Car le film est lui-même un OVNI.


Les évènements surnaturels sont en technicolor et la créativité de l'ensemble de cette imagerie force le respect. On évolue dans un long rêve éveillé, on est surpris par la technicité et les trouvailles pour étonner l’œil. On en ressort comme en se réveillant, un peu entre le perplexe des incohérences et la fascination pour ce que le cerveau est capable de mixer.


Le film est onirique et c'est souvent casse gueule de tenter ce style car le risque est de rejeter le public en rendant l'objet opaque. Au contraire, le punk assumé de la thématique, entre féminisme et discours LGBT en sous textes, est assez curieux. D'habitude, ce type de cinéma se veut revendicatif et porteur de messages. Là, il évolue vers des hallucinations tout en suivant un conte initiatique.


Cette liberté et cet érotisme pas banal font de ce film romanesque une des belles réussites du cinéma hexagonal en 2018.


La piste aux Lapins :






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