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Le déserteur

De Dani Rosenberg



Shlomi, un soldat israélien de dix-huit ans, fuit le champ de bataille pour rejoindre sa petite amie à Tel Aviv. Errant dans une ville à la fois paranoïaque et insouciante, il finit par découvrir que l’armée, à sa recherche, est convaincue qu’il a été kidnappé… Un voyage haletant, une ode à une jeunesse qui se bat contre des idéaux qui ne sont pas les siens.


Curieux film que ce "Déserteur" qui surprend par sa thématique, pas si souvent vue que cela dans le cinéma israélien. On y voit donc comment un jeune homme qui fait son service, et se voit pris au piège de la guerre va s’enfuir sans réfléchir car il a peur de mourir et qu'il n'a qu"une idée en tête, revoir sa future petite copine et s'enfuir avec. On commence par une opération à Gaza dans laquelle Shlomi est tétanisé et il prend la tangente lorsque les autres militaires tournent le dos. Là va s'enchainer plusieurs thématiques, celle de la mère qui a honte de ce qu'il a fait puis très vite reprend son rôle de mère pour le protéger, puis au long de sa fuite en avant, comment l'engrenage des journalistes et de la géopolitique vont faire monter le sujet sur un terrain vraiment intéressant.

Dani Rosenberg dénonce le patriotisme aveugle qui pousse à la haine systémique mais montre aussi ce pays enserré dans un État de guerre permanent dans lequel vivre sa jeunesse ne peut pas être naturel. Être un jeune israélien c'est forcément vivre dans cette peur de ne pas revenir du "service militaire" et de ne pas pouvoir se projeter quand on a toute la vie devant soit et les espoirs et aspirations de la jeunesse.


Les plans-séquences sont assez bien vus même si le film met un petit peu de temps à démarrer.


Le film est assez surprenant aussi car il a été tourné avant les massacres du 7 octobre 2023 par le Hamas et la campagne de répression et guerre israélienne à Gaza qui dure depuis lors. Pourtant on a l'impression qu'il intègre cet évènement historique et cette bascule dans l'horreur des deux côtés.


Un film parfois absurde, parfois comique face à la naïveté du personnage voire sa bêtise de petit animal dans les phares d'un camion.


Une réussite.


La piste aux lapins :






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