La bataille de Gaulle
- Blanc Lapin
- il y a 7 heures
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De Antonin Baudry

Antonin Baudry a vu grand avec ce dyptique de deux fois 2h40.
Si le premier volet souffre d’un académisme parfois trop prégnant, il est porté par son acteur principal, Simon Abkarian, très crédible en Charles de Gaulle à la fois très raide et droit dans ses bottes mais porté par une morale et des valeurs qui en ont fait le personnage historique qu’on connaît. Le plus passionnant des deux films reste ce jeu d’échecs politique où l’homme va connaître de nombreux revers du la part de Churchill avec qui un profond respect et une connivence se créé de par leurs caractères impétueux frondeurs mais surtout farouchement indépendants. La résilience de Gaulle apparaît encore plus dans le second film où il lutte pied à pied avec un Roosevelt bien décidé à vassaliser la France après la Libération. Le culot politique et le courage sont hyper retranscrits tout comme le rôle joué par le général Leclerc. Niels Schneider incarne cette figure héroïque avec panache et les scènes de combat valent vraiment le détour.
Plus qu'un simple biopic, le film mêle spectacle, tension politique et précision historique pour raconter la naissance d'une résistance portée par un homme souvent isolé, mais déterminé à défendre l'indépendance de la France.
L'œuvre impressionne autant par son ambition visuelle que par la richesse de son écriture. En privilégiant les enjeux diplomatiques, les rapports de force avec les Alliés et les choix stratégiques du Général plutôt que les affrontements militaires, le réalisateur offre un regard original sur cette période. Cette approche permet également de mettre en lumière les femmes et les hommes qui ont accompagné ce combat, tous incarnés avec justesse par une distribution remarquable.
Sans céder au patriotisme démonstratif, le film célèbre le courage, le sens du devoir et l'esprit de résistance tout en conservant une véritable exigence historique. Portée par une mise en scène spectaculaire et un souffle épique, ce diptyque s'impose comme une œuvre à la fois captivante, émouvante et pédagogique, démontrant qu'une grande production française peut conjuguer divertissement, émotion et rigueur historique.
Évidemment on pourra reprocher au film de ne monter que la résistance et que le camp du bien, la France ayant été collaboratrice à 95%. Mais d’une part ce n’était pas l’objet du film qui se passe très peu en France et d’autre part ce n’était pas pertinent ou ceci aurait alourdi un récit déjà très dense et axé sur des enjeux de pouvoirs.
Le premier film a commencé par très mal démarrer au box office avant de profiter de la fête du cinéma, du relais d’influenceurs sur les réseaux sociaux réussissant à remonter son nombre d’entrées mais surtout à le maintenir pour dépasser bientôt les 4 millions d’entrées. C’était loin d’être gagné pour un tel sujet et une telle durée donc bravo au courage des producteurs et du réalisateur. Une très belle réussite.
La piste aux Lapins :




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