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Doctor Sleep

Dernière mise à jour : 12 janv. 2023

De: Mike Flanagan



"Doctor Sleep" est le genre d'idée de cinéma que je trouvais grotesque au départ car forcément, faire une suite au Shining de Kubrick est un peu absurde à la base. Pourtant, c'est une excellente surprise.

Le pitch : Encore profondément marqué par le traumatisme qu'il a vécu, enfant, à l'Overlook Hotel, Dan Torrance a dû se battre pour tenter de trouver un semblant de sérénité. Mais quand il rencontre Abra, courageuse adolescente aux dons extrasensoriels, ses vieux démons resurgissent. Car la jeune fille, consciente que Dan a les mêmes pouvoirs qu'elle, a besoin de son aide : elle cherche à lutter contre la redoutable Rose Claque et sa tribu du Nœud Vrai qui se nourrissent des dons d'innocents comme elle pour conquérir l'immortalité.


Mike Flanagan a eu la grande intelligence d'adapter le livre de Stephen King, très éloigné du premier, avec son propre style et sa propre identité. Mais comme il se devait de rendre hommage au film de Kubrick et d'y adjoindre des références, il le fait une fois qu'il a convaincu le spectateur de ses propres choix et surtout, après avoir expliqué les grandes différences entre l'histoire de Doctor Sleep et Shining.


En effet, la suite est très différente de la première histoire, moins horrifique et plus explicative et en mode thriller. Il y a davantage de personnages et le Shining est très rapidement expliqué.


Si le film de Kubrick peut se suffire e soit, cette suite peut la compléter. Le film n'atteint évidemment pas les sommets d'angoisse du chef d’œuvre kubrickien mais on comprend très vite que Mike Flanagan ne cherche pas du tout à s'y confronter mais plus à le citer, le re-contextualiser par rapport à son propre film.


Ewan McGregor est comme toujours parfait et l'empathie qu'on lui porte est immédiate. Ses scènes l’hôpital sont émouvantes et la mort s'avère être un personnage quasi à part entière.

Le long métrage réussit un doux équilibre entre fragilité de l'existence et assurance mêlée d'angoisse de l’adolescence. Les scènes d'action ou de violence sont très bien mises en scène, mention spéciale à la scène du joueur de baseball, écœurante et dérangeante.


Mike Flanagan réussit donc une mission quasi impossible en réconciliant Stephen King (qui n'aime pas l'adaptation de Kubrick) et Stanley Kubrick. Good job !


La piste aux Lapins :






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