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"Bardo, fausse chronique de quelques vérités"

Dernière mise à jour : 7 janv. 2023

De: Alejandro González Iñárritu



Silverio, journaliste et documentariste mexicain réputé vivant à Los Angeles, doit recevoir un prix international prestigieux, celui-ci rentre dans son pays natal, sans savoir que ce simple voyage va le confronter à une terrible crise existentielle. Ses souvenirs et ses angoisses ressurgissent à cette occasion jusqu’à l’obséder et à le plonger dans un état de confusion et d’émerveillement. Avec émotion et humour, Silverio affronte des questions à la fois universelles et intimes sur l’identité, la réussite, la mortalité, l’histoire du Mexique et les liens profonds qui le rattachent à sa femme et à ses enfants. En d’autres termes, à la raison même d’être de l’espèce humaine en ces temps si particuliers...


Inarritu n’a rien perdu de son talent de metteur en scène. Les ambiances de fête mexicaines comme l’illustration des abus d’un show tv débilitant, où de divers rêves du personnage principal, sont autant de démonstrations qui peuvent agacer comme plaire.


Il use du plan séquence, qui a fait sa gloire dans Birdman, mais il en abuse aussi. Ceci fait un poseur non de par l’histoire, riche de thématiques, sur ce bobo intellectuel qui s’est renié dans l’industrie du spectacle et oublie parfois ses racines.


C'est fait too much de par la longueur du film, pourtant raccourci après son accueil mitigé à Venise.

2h40 c’est beaucoup trop long. On apprécie que Netflix laisse la plus grande liberté aux auteurs qu’elle produit mais justement, le rôle d’un producteur est d’également signaler quand le réalisateur se donne tellement de liberté qu’il en oublie le visionnage par des tiers.


Pourtant Bardo déborde d’idées et en mixant surréalisme, rêve et réalité acquiert un certain charme. On sent que Inarritu a voulu faire son 8 1/2 façon Fellini et sue c’est un hommage appuyé. Hélas ceci rend le film pas très accessible alors qu’une version plus resserrée serait passée beaucoup mieux.


Mais les lolngues discussions errantes du personnage avec lui même ou ses proches compliquent la lisibilité de l’ensemble. Il faut s’accrocher pour apprécier le fond comme la forme et c’est dommage car le film est très bon. Inarritu passe de la culture tv poubelle, à la déférence des intellectuels au pouvoir en place tout faisant une introspection sur les inégalités de classe au Mexique et l’héritage sanguinaire de Cortes. C’est un énorme 360 degrés assez intéressant bien que décousu.


La piste aux lapins :




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